
La décision a été rendue publique via son compte X. Macky Sall quitte la course au poste de Secrétaire général des Nations unies. Loin d’un simple retrait de confort, cette décision intervient au lendemain d’un vote particulièrement cinglant. Lors du premier scrutin à bulletins de couleur, l’ancien chef d’État n’avait récolté que 5 voix sur les 15 membres du Conseil. Plus inquiétant encore, trois vetos potentiels émanant de membres permanents planaient sur sa candidature.
Face à ce mur, le candidat a choisi la retraite. Dans sa déclaration, il revendique un « profond sens des responsabilités ». Il dit vouloir contribuer à « l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité ». Macky Sall a lu les résultats des différents votes tests. Ils dessinent clairement une préférence pour un candidat issu de la région Amérique latine et des Caraïbes, et éventuellement une femme. Il prend acte de cette dynamique.
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Cette lecture des chiffres montre que la bataille était pliée. L’Afrique, qui revendique une place majeure dans la gouvernance mondiale, se retrouve écartée du dernier tour. Le retrait de l’ancien président sénégalais évite au continent une humiliation supplémentaire. Il permet aussi à la diplomatie africaine de sauver la face en se rangeant derrière un futur consensus.
Macky Sall n’est pas le premier à quitter la piste. Avant lui, la Chilienne Michelle Bachelet avait également retiré sa candidature. L’ancien président sénégalais devient donc le deuxième prétendant à jeter l’éponge dans cette course. Un processus qui doit désigner, en janvier 2027, le successeur du Portugais António Guterres. Plus les votes passent, plus le cercle des prétendants se resserre.
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Malgré son renoncement, Macky Sall tient à garder la tête haute. Il remercie son parrain, le président burundais Évariste Ndayishimiye, ainsi que le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Il salue également son équipe de campagne, les autorités religieuses et la société civile. Des remerciements qui masquent mal la fin d’une ambition personnelle, mais qui préservent son capital politique.
En se retirant, Macky Sall ne quitte pas le débat d’idées. Il profite de l’occasion pour rappeler que l’Afrique « doit continuer à faire entendre sa voix » pour occuper la place qui lui revient. Il insiste aussi sur la nécessité de réformer en profondeur l’ONU. Face aux conflits mondiaux et à la fragmentation de l’ordre international, il estime que l’institution doit revoir ses méthodes de travail et son fonctionnement. Pour Macky Sall, la campagne onusienne s’arrête. Mais le combat pour une refonte de la gouvernance mondiale, lui, ne fait que commencer.



