
Une fois de plus le pays confirme sa trajectoire de stabilisation des prix. Selon les derniers chiffres de l’INSEED, le taux d’inflation s’établit à 0,8 % en septembre 2025, en nette amélioration par rapport au 1,1 % enregistré le mois précédent. Cette performance place durablement le pays sous la barre des 3 % fixée par l’UEMOA, un critère de convergence respecté depuis le début de l’année. Cette décrue soutenue trouve son origine dans le net repli des prix des produits alimentaires. Septembre, marqué par l’arrivée des premières récoltes dans les régions agricoles, a vu les cours de nombreuses denrées baisser significativement. Les chiffres sont éloquents : l’igname pour fufu a chuté de plus de 40 % sur un mois, le poivron de 25,2 %, les tomates locales de près de 20 % et le manioc de 15,3 %. Cette baisse générale se répercute même sur le coût des plats traditionnels, comme le fufu ou le wokoumé, qui ont enregistré des baisses de 5 à 7 %.
Cette dynamique favorable n’est pas seulement conjoncturelle ; elle est aussi le résultat d’une action publique ciblée. Le gouvernement a intensifié ses mesures de soutien à la production agricole, mis en œuvre des politiques fiscales adaptées et déployé des dispositifs d’aide aux ménages. Cette stratégie coordonnée vise à préserver le pouvoir d’achat et à isoler l’économie togolaise des pressions inflationnistes qui touchent encore plusieurs pays de la sous-région, où les taux dépassent souvent les 5 %. Avec une inflation moyenne inférieure à 3 % depuis janvier, le Togo renforce sa crédibilité économique et son attractivité auprès des investisseurs et des bailleurs. La désinflation quasi continue, qui a fait passer le taux de 2,9 % en décembre 2024 à 0,8 % en septembre 2025, consolide les fondamentaux du pays.
La question qui se pose désormais est celle de la soutenabilité de cette tendance à l’approche de la fin d’année, période traditionnellement propice à une augmentation saisonnière de la demande et des prix.















