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Togo : 46 normes nationales et 31 programmes de certification pour renforcer la compétitivité de l’agroalimentaire

Le Togo affine la normalisation de son secteur agroalimentaire. Depuis le 17 août, une trentaine d’acteurs participent à Lomé à une session de sensibilisation et de diffusion des normes nationales portées par la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) et ses structures techniques. Au total, 46 normes nationales et 31 programmes de certification ont été élaborés dans le cadre d’un processus lancé en 2024 avec l’appui du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo).

Les filières couvertes sont stratégiques : riz, soja, maïs, sorgho, viandes, volailles et leurs produits dérivés. « C’est un processus qui a démarré avec une première rencontre de différentes parties prenantes pour pouvoir recueillir leurs besoins en normes », explique Ndeye Maguette Diop, experte internationale en qualité et normalisation.

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Le cheminement est rigoureux : identification des besoins, mise en place de comités techniques, examen scientifique des projets, puis homologation par l’Agence togolaise de normalisation (ATN). Le Comité togolais d’agrément (COTAG) a, de son côté, élaboré les programmes de certification couvrant notamment le riz, le soja, l’aviculture, le sorgho, les tubercules et les fruits.

Pour le directeur général de l’ATN, Dr Essot’na Héyou Bodjona, ces référentiels doivent aider les opérateurs à s’inscrire dans une démarche qualité. Ils prennent en compte les réalités climatiques et les caractéristiques des sols togolais, tout en visant « une meilleure pénétration des marchés ». Le président de la HAUQE, Botre Laré Arzouma, ajoute que la qualité « constitue désormais une exigence incontournable pour les produits destinés aussi bien au marché national qu’aux marchés internationaux ».L’ouverture de la ZLECAf renforce l’urgence. Pour accéder durablement aux marchés qu’elle promet, les produits togolais devront répondre à des standards de qualité, de sécurité sanitaire et de conformité toujours plus stricts. La certification offre aux entreprises une preuve tangible de conformité, renforçant leur crédibilité et valorisant les produits « made in Togo ».

Le soja illustre le potentiel : plus de 260 000 tonnes produites pour la campagne 2024-2025, et une place d’exportateur reconnu sur le marché du bio. Les normes doivent sécuriser ces positions et en ouvrir de nouvelles. La session de Lomé s’achève ce 20 août. Kara sera la prochaine étape.

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