
Après Kigali, cap sur Lomé. La capitale togolaise a été désignée pour abriter l’édition 2027 du Sommet de l’innovation sur l’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2027). L’annonce a été faite par le ministère chargé de l’Énergie. Ce rendez-vous de haut niveau réunira chefs d’État, ministres, régulateurs, investisseurs et experts autour d’un objectif commun : accélérer le déploiement des technologies nucléaires sur le continent.
L’édition 2026, organisée en mai dernier dans la capitale rwandaise, avait placé ses travaux sous le thème : « Alimenter l’avenir de l’Afrique : transformer l’ambition de l’énergie nucléaire en réalité investissable ». Lomé 2027 s’inscrira dans la continuité de cette dynamique. Il s’agira de « capitaliser sur l’élan de Kigali pour concrétiser les partenariats stratégiques, renforcer les cadres réglementaires régionaux et accélérer la formation de la jeunesse africaine aux technologies nucléaires de pointe », a précisé le ministère.
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Les débats porteront sur la gouvernance, le financement et le déploiement des réacteurs, avec une attention particulière aux petits réacteurs modulaires (SMR). L’ambition est claire : renforcer la souveraineté énergétique et industrielle de l’Afrique. Cette désignation conforte la place grandissante du Togo dans les instances internationales du secteur. En septembre 2025, le pays a été élu au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour un mandat de cinq ans. Une reconnaissance de son engagement en faveur d’une gouvernance responsable du nucléaire civil.
Le Togo poursuit par ailleurs son objectif d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030. Dans ce cadre, le pays explore toutes les options pour diversifier son mix énergétique, y compris le nucléaire. L’accueil du NEISA 2027 renforce cette trajectoire et positionne Lomé comme une place forte du dialogue énergétique africain.



