Nutrition, santé, éducation : Plus de 2 millions de togolais touchés en 2024-2025 par le Système ONU

Près d’un togolais sur quatre a bénéficié d’une intervention des Nations Unies entre 2024 et 2025. Soit plus de 2 millions de personnes touchées à travers des programmes de nutrition, de santé, d’éducation, de protection sociale et de systèmes alimentaires. Le chiffre, loin d’être anecdotique, a été dévoilé ce lundi 11 mai à Lomé par Coumba Dieng Sow, coordinatrice résidente du Système des Nations Unies (SNU) au Togo. C’était à l’occasion de l’ouverture de la conférence régionale sur la nutrition et le développement de la petite enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre, organisée conjointement avec le Groupe de la Banque mondiale. Une tribune de choix pour rappeler que derrière les statistiques, il y a des réalités concrètes.
Dans le nord du pays, notamment dans la région des Savanes, confrontée aux défis sécuritaires et aux déplacements de populations, « plus de 500 000 personnes ont vu leur résilience renforcée, y compris des réfugiés et des déplacés internes », a précisé la responsable onusienne. Dans le détail, l’action de l’ONU se déploie à travers une palette d’instruments : transferts monétaires, soutien aux producteurs agricoles, alimentation scolaire, supplémentation nutritionnelle et approches communautaires. « Des solutions existent. Transferts monétaires, soutien aux agriculteurs, amélioration de l’accessibilité aux aliments nutritifs, supplémentation et fortification, alimentation scolaire, appui aux producteurs locaux », a énuméré Coumba Dieng Sow.

Ces interventions s’appuient sur un maillage d’agences onusiennes bien connu : le Programme alimentaire mondial (PAM), l’UNICEF, la FAO, le PNUD et l’OMS. Le tout s’inscrit dans le partenariat 2023-2026 signé entre l’ONU et le gouvernement togolais, articulé autour du développement du capital humain, de la protection sociale et de la résilience des territoires vulnérables. Et la coordinatrice résidente d’enfoncer le clou sur un sujet qu’elle juge trop souvent relégué au second plan : « La nutrition est aujourd’hui la politique économique la plus sous-estimée de notre temps. » Un plaidoyer qui fait le lien entre malnutrition, productivité et croissance économique. Et qui rappelle que chaque franc investi dans la nutrition est un franc investi dans l’avenir du pays.



