
Le gouvernement togolais a une nouvelle fois reporté l’élection des maires et de leurs adjoints, initialement prévue du 17 au 19 septembre 2025. L’annonce a été officialisée par le ministre de l’Administration territoriale, Awaté Hodabalo, dans une note adressée aux préfets, leur demandant de relayer l’information auprès des acteurs locaux. Ce report, justifié pour des « raisons organisationnelles » non détaillées, concerne l’ensemble des communes du pays et suspend l’installation tant attendue des exécutifs communaux. Il s’agit du troisième report en l’espace de quelques semaines, les premières dates ayant été successivement fixées aux 2-4 septembre, puis aux 10-12 septembre, avant d’être arrêtées aux 17-19 septembre. Le ministère n’a pas invoqué de motifs précis pour ce nouveau contretemps, se contentant de promettre que de nouvelles dates seraient communiquées « en temps utile », laissant les élus et les populations dans l’expectative.
Ce délai supplémentaire retarde une étape cruciale du processus de décentralisation, chantier majeur de l’État togolais. L’installation des nouvelles équipes municipales est pourtant vue comme un levier décisif pour renforcer la gouvernance de proximité et impulser le développement local. Les communautés, impatientes de voir leurs nouveaux représentants prendre leurs fonctions, doivent encore patienter. Dans l’intervalle, la gestion courante des affaires locales continue d’être assurée par les maires sortants. Malgré les assurances du gouvernement, ce report technique souligne les difficultés pratiques de la mise en œuvre de la décentralisation et maintient le pays dans l’attente d’une mise en place effective de ses nouvelles institutions locales.













