Formation : L’anglais et le chinois au cœur d’un partenariat entre la CCI-Togo et l’Université de Lomé.

Investir le marché international ne s’improvise pas. Et l’une des premières des barrières reste souvent la langue. C’est de ce constat qu’est née l’alliance scellée vendredi dernier entre la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et l’Université de Lomé. L’idée est simple : permettre aux entrepreneurs togolais de maîtriser l’anglais et le chinois, deux langues stratégiques pour faciliter les échanges commerciaux, améliorer la compétitivité des entreprises locales et accélérer leur intégration sur les marchés internationaux. Le Centre international de langues de l’Université de Lomé (CI2L) sera le bras armé de cette ambition. Le protocole d’accord a été signé par le président de la CCI-Togo, Dr Symenouh Kwassi, et son homologue de l’Université de Lomé, le Professeur Hounaké Kossivi.
Mais au-delà de l’apprentissage linguistique, le partenariat entend jeter les bases d’une collaboration plus large entre le monde académique et le secteur privé. Le protocole couvre une dizaine de domaines : formation continue, développement des compétences, soutien à l’entrepreneuriat, mobilité, promotion de l’innovation et de la compétitivité. À plus long terme, les deux institutions ambitionnent de mobiliser des financements pour créer un centre de langues des affaires. Cette structure serait dédiée aux besoins spécifiques des opérateurs économiques, avec des formations taillées sur mesure pour le secteur privé.
Pour le président de la CCI-Togo, cet accord constitue un cadre général appelé à se décliner en conventions spécifiques. Il a rappelé que le secteur privé doit jouer un rôle moteur dans l’adéquation entre la formation et l’emploi. Le président de l’Université de Lomé a abondé dans le même sens, réaffirmant que la professionnalisation de l’enseignement supérieur reste une priorité. « Il faut que nous puissions adapter les formations aux besoins exprimés par le secteur privé. Il est important d’encadrer les opérateurs économiques en formation continue, modulaire ou des nouveaux apprenants en formation initiale sur les différents aspects du domaine de l’emploi », a-t-il insisté.
Les deux parties ont convenu que cette convention marque le début d’une coopération destinée à s’étoffer dans la durée.



