A la lecture des perspectives des institutions de Bretton Woods (le FMI et la Banque Mondiale…), on est bien plus que rassuré : le Togo est au mieux de sa forme et sa trajectoire économique est sur les bons rails. Entre des prévisions positives et une tendance à la hausse, tous les indicateurs, sont pour la plupart au vert. En réalité, depuis le début de l’année la résilience affichée au sortie de la crise sanitaire et la dynamique enclenchée après, sont jusque-là sont maintenues. Les finances publiques restent assainies avec une progression des activités à la fois portuaires et aéroportuaires, un accroissement des flux commerciaux ainsi qu’une consolidation des créances sur l’économie. Pourtant le gouvernement sous le leadership du Président Faure Gnassingbé a décidé d’être plus prudent. Plutôt réaliste comme à ses habitudes.
Dans une communication sur la situation économique du pays au premier semestre de l’année, Sani Yaya, le Ministre de l’Economie et des Finances a revu à la baisse la croissance de l’économie. Elle est projetée désormais à 6,4% contre 6,6% initialement soutenue par la mise en œuvre des projets de la feuille de route gouvernementale. Dans le même temps, le déficit budgétaire devrait ressortir à 6,6% en 2023 contre 8,3% en 2022 et la consolidation budgétaire à 3% est prévue en 2025 au lieu de 2026. Pour ce qui est du taux d’inflation, il a baissé passant de 7,8% à fin juin 2022 à 6,3% à fin juin 2023. Une décélération, qui a en croire le gouvernement, s’explique par « les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la vie chère », contre le terrorisme ainsi qu’à « la gestion prudente des ressources budgétaires » à laquelle appelle le Président de la République.

Car, l’urgence selon Faure Gnassingbé est la mise en œuvre accélérée des politiques de développement en lien avec les priorités de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 avec une focalisation sur les actions visant le bien-être des populations dont le programme d’urgence de résilience dans la région des savanes, en termes d’infrastructures socio-économiques de base, dans le but de réduire les inégalités
entre les régions et à l’intérieur des régions. C’est en cela que le budget de l’État 2023 a consacré aux secteurs sociaux un montant de 623,4 milliards de francs CFA contre 522,2 milliards de francs CFA dans le budget 2022, soit une hausse de 19,6%. La part relative des dépenses sociales était de 49,3%. Selon des sources proches du gouvernement, elle connaîtra une augmentation dans le projet de loi de finances rectificative, exercice 2023.
















