NewsÉconomies

Recettes fiscales : l’OTR atteint 46,3 % de son objectif annuel, soit 507 milliards de FCFA à fin juin

L’Office togolais des recettes a collecté 507,82 milliards FCFA au premier semestre 2026, contre 444,11 milliards un an plus tôt. Soit une progression de 14,3 % en glissement annuel. Un rythme soutenu, qui traduit une activité économique porteuse et une meilleure efficacité des régies. Mais le tableau n’est pas complet.

Dans les détails, le Commissariat des impôts a mobilisé 279,07 milliards FCFA, soit 45,3 % de son objectif annuel. Ses recouvrements progressent de 14,6 % sur un an. Le Commissariat des douanes et droits indirects a, lui, encaissé 228,74 milliards FCFA, représentant 47,7 % de sa prévision annuelle, en hausse de 14 %. Les deux régies affichent donc une dynamique comparable, avec un léger avantage aux douanes en termes de taux de réalisation.

Lire aussi : OTR : Teï Konzi et Peter Kponor installés aux douanes et aux impôts pour plus d’efficacité

La performance est réelle, mais elle ne suffit pas. La pression fiscale s’établit à 6,8 % du PIB à fin juin, alors que le gouvernement vise 14,6 % sur l’ensemble de l’année. L’écart est important. Il signifie que la mobilisation des ressources domestiques reste partielle, dans un contexte où l’État cherche précisément à réduire sa dépendance aux financements extérieurs.

Les recettes du premier semestre couvrent 46,3 % des prévisions budgétaires annuelles. Autrement dit, plus de la moitié de l’effort reste à fournir. Le second semestre sera déterminant. Il devra conjuguer trois facteurs : la poursuite de la croissance économique, le renforcement des contrôles fiscaux et la capacité des régies à élargir l’assiette imposable.

Un enjeu de financement budgétaire

L’exécution du budget de l’État dépend étroitement de ces recettes. Elles constituent, avec les autres ressources publiques, un appui essentiel au financement des dépenses. Leur progression est donc un indicateur clé de la solidité budgétaire du pays. La dynamique est positive. Mais l’objectif annuel impose une accélération. Les prochains mois diront si les régies financières parviennent à tenir le rythme.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page