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Lion blessé à Koblatémé : Les auteurs présumés de la rumeur auditionnés par la police

Un lion blessé rôderait dans la commune du Golfe 1. C’est l’information qui a enflammé les réseaux sociaux togolais ces derniers jours, provoquant une psychose dans la localité de Klobatémé. L’État a finalement réagi, et le verdict est tombé : aucun lion n’a été trouvé. Dans un communiqué conjoint publié ce mardi 19 mai, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, et le ministre de l’Environnement, le professeur Komla Dodzi Kokoroko, ont détaillé les opérations menées depuis l’apparition des premières rumeurs. « Les autorités compétentes ont immédiatement engagé des opérations conjointes de vérification, de ratissage et de sécurisation, impliquant les agents des eaux et forêts, dans l’ensemble du périmètre concerné », précise le communiqué.

Le résultat est sans appel : « Aucun élément matériel ne permet de confirmer l’existence effective d’un lion dans la zone concernée. » Mieux, « les analyses des prélèvements effectués sur les lieux n’ont révélé aucun élément permettant d’établir l’existence d’une matière organique d’origine animale susceptible d’étayer les informations diffusées. » Les investigations se poursuivent pour déterminer l’origine exacte de ces informations. « Plusieurs individus soupçonnés d’en être à l’origine font actuellement l’objet d’auditions par les services compétents », indique le communiqué.

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Le gouvernement en profite pour adresser une mise en garde contre les dérives de la désinformation en ligne. « Plusieurs contenus relayés par les internautes relèvent de procédés de désinformation et de manipulation », déplorent les deux ministres, qui rappellent que « la diffusion de fausses informations ou de publications générées par intelligence artificielle susceptibles de troubler l’ordre public, d’alarmer les populations, exposent leurs auteurs et complices à des poursuites judiciaires ainsi qu’aux sanctions prévues par les textes en vigueur ».

L’affaire, aussi insolite soit-elle, illustre la rapidité avec laquelle une rumeur peut s’embraser sur les plateformes numériques. Elle montre aussi la volonté des autorités de ne plus laisser passer ce type d’épisodes sans réagir. « Tout en demeurant pleinement mobilisé pour faire la lumière sur les faits allégués, le gouvernement appelle les populations au calme, à la vigilance constante et à la coopération avec les forces de sécurité et les agents des eaux et forêts. »

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