
Le Groupe de la Banque mondiale renforce son engagement au Togo. En l’espace de quelques jours, l’institution a approuvé deux nouveaux financements régionaux totalisant 323 millions de dollars. Deux opérations distinctes, mais un même objectif : l’accès à l’électricité, la création d’emplois et la résilience des communautés, avec une attention particulière portée aux régions septentrionales.
La première enveloppe, d’un montant de 163 millions de dollars, est destinée à étendre le Projet de cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (COSO). Déployé depuis 2022 au Togo, le programme couvre également le Bénin et la Côte d’Ivoire. Ce financement additionnel permettra de toucher 1,9 million de personnes supplémentaires, de financer plus de 2 200 sous-projets communautaires, de créer près de 52 000 emplois directs principalement pour les jeunes et les femmes, et de soutenir plus de 600 entreprises locales.
Renforcer la stabilité et la cohésion sociale
Au Togo, où le programme est déployé dans les régions exposées aux retombées de l’insécurité au Sahel, le projet a déjà permis la réalisation de 1 461 sous-projets, améliorant l’accès aux services essentiels pour plus de 500 000 personnes, dont plus de 24 000 réfugiés. « En investissant dans les infrastructures locales, les petites entreprises et les solutions communautaires, COSO crée de réelles opportunités économiques tout en renforçant la stabilité et la cohésion sociale », a déclaré Trina Haque, directrice régionale du pôle Populations de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le second financement, de 160 millions de dollars, alimentera le Projet régional d’amélioration de l’accès à l’énergie durable (RAISE), mis en œuvre avec la CEDEAO au profit du Togo et de la Gambie. Le programme prévoit l’extension et la densification des réseaux de distribution, la réduction des coûts de raccordement et l’accélération du développement des énergies renouvelables.
Environ 9 200 emplois par an dans plusieurs secteurs
Selon la Banque mondiale, près d’un million de personnes seront raccordées à l’électricité grâce au projet. Au Togo, les retombées économiques devraient représenter l’équivalent d’environ 9 200 emplois par an, grâce aux effets directs et indirects sur les entreprises, l’agriculture, les services et les activités génératrices de revenus.
« L’initiative RAISE met en lumière le rôle transformateur de l’électricité dans le développement inclusif de la région », a souligné Nathan Belete, directeur des programmes régionaux pour l’Afrique à la Banque mondiale. « En tirant parti de la coordination régionale et des infrastructures partagées, RAISE montre comment la coopération entre les pays peut accélérer l’électrification, réduire les coûts et apporter des avantages plus importants aux économies et aux communautés. »
Ces deux nouvelles opérations viennent allonger la liste des récents investissements de la Banque mondiale au Togo. Ces dernières semaines, l’institution a approuvé un financement de 200 millions de dollars destiné à améliorer les infrastructures de transport et de logistique du pays. Elle a également intensifié son accompagnement en faveur des projets publics à travers une initiative de renforcement de la gouvernance et de la vigilance fiduciaire. Le Togo confirme son statut de partenaire privilégié de l’institution en Afrique de l’Ouest.



