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Amou-Oblo : Mey Gnassingbé tient une promesse, l’Hôpital Mère-Enfant inauguré

Des femmes qui perdaient la vie en couches faute de bloc opératoire à proximité. Des nouveau-nés qu’il fallait évacuer sur des pistes défoncées vers des centres éloignés. Cette réalité, les habitants de la commune d’Amou 2 l’ont vécue pendant des années. Elle appartient désormais au passé. Samedi 16 mai dernier, le ministre de la Santé a officiellement, sous le regard des autorités administratives, traditionnelles et un corps médical mobilisé, inauguré l’Hôpital Mère-Enfant d’Amou-Oblo. C’est un établissement de 51 lits doté de deux blocs opératoires « ultramodernes ». Posé sur 7 090 m² de terrain, dont 2 170 m² de surfaces bâties, l’édifice change la donne pour des milliers de familles de la région des Plateaux.

Dans la foule, des mères qui ont connu la peur. Des pères qui ont couru la nuit. L’attente avait assez duré longtemps pour que l’espoir s’effrite. Lors de son allocution, le député-maire Meyebine-Esso Gnassingbé, porteur du projet, a dit le chemin parcouru, rappelant l’époque désormais révolue, où la géographie dictait l’issue d’une grossesse. « Pendant longtemps, sur cette terre, une urgence médicale signifiait souvent partir dans la précipitation, sur des routes difficiles, parfois trop tard », a-t-il confié devant une assistance recueillie. L’élu a surtout martelé une vision claire du droit à la santé : « Donner la vie ne doit plus jamais être un risque. Être enfant ne doit plus jamais être une épreuve de survie. » Concrètement, l’établissement couvre tout le spectre des soins maternels et infantiles. Gynécologie-obstétrique et chirurgie pédiatrique pour le volet chirurgical. Néonatologie, réanimation et service d’urgences pour la prise en charge critique. Imagerie médicale et biologie de pointe pour le diagnostic. De quoi éviter ces transferts d’urgence qui, trop souvent, se soldaient par des drames.

Le député-maire a d’ailleurs eu un mot pour le personnel soignant, appelé à marier « compétence et humanité » dans l’exercice de ses fonctions. Un équilibre aussi délicat qu’essentiel. En rapprochant des services spécialisés de populations qui en étaient privées, Amou-Oblo redessine la carte sanitaire de la région. L’investissement, porté par la commune avec l’appui déterminant du gouvernement et du Président du Conseil, fait de cet hôpital bien plus qu’un bâtiment. « Aujourd’hui, nous n’inaugurons pas seulement un hôpital. Nous ouvrons une nouvelle page de notre histoire », a conclu Meyebine-Esso Gnassingbé. La preuve par l’exemple que la décentralisation peut produire du concret.

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