Infos

Sécurité alimentaire : Des marchés stables, des prix sous contrôle selon FEWS NET

La période de soudure s’installe progressivement au Togo. Mais la majorité des ménages continue de couvrir ses besoins alimentaires sans difficulté majeure. Les marchés restent bien approvisionnés. Les prix de plusieurs denrées de base se maintiennent sous la moyenne des cinq dernières années. Et le gouvernement, aux côtés de ses partenaires, déploie une réponse structurée dans les zones qui nécessitent une attention particulière. Le dernier rapport de FEWS NET, le réseau d’alerte précoce, couvre la période avril-septembre 2026. Il confirme une réalité essentielle : les disponibilités alimentaires sont au rendez-vous, portées par les productions de contre-saison et les mesures publiques d’encadrement des prix.

Entre mars et avril 2026, le maïs, le niébé et le sorgho rouge affichent des tarifs inférieurs à la moyenne quinquennale. Une bonne nouvelle pour les ménages les plus modestes. Les relevés de cette semaine sur les marchés de Kara, Mango, Notsè et Lomé confirment cette stabilité. À Mango, dans la région des Savanes, le bol de maïs se vend à 350 F CFA, parmi les prix les plus bas du pays. Le soja y est proposé à 800 F CFA, comme à Kara. Le riz local décortiqué a connu une légère hausse de 2 %. Quelques tensions ponctuelles sont observées à Assoli, Ogou et Danyi, où la demande est forte. Mais ces cas restent isolés. Les subventions de l’État sur le carburant et les stocks nationaux d’engrais continuent de protéger les ménages et de soutenir la campagne agricole.

Une attention ciblée sur Kpendjal et Kpendjal-Ouest

Deux préfectures de la région des Savanes font l’objet d’un suivi renforcé : Kpendjal et Kpendjal-Ouest. L’instabilité qui touche la bande sahélienne y perturbe encore l’accès aux terres agricoles et les circuits commerciaux. L’afflux de réfugiés burkinabè et de déplacés internes y accentue la pression sur les ressources locales. Mais c’est précisément là que l’action publique se concentre. Le Programme d’urgence de renforcement de la souveraineté (PURS) coordonne la réponse.

Distributions alimentaires ciblées, appui aux communautés d’accueil, programmes de résilience agricole : l’approche combine aide immédiate et investissements durables. Les 50 000 réfugiés et 10 000 déplacés internes recensés dans la région sont pris en charge dans ce cadre. Les forces de défense maintiennent leur présence pour sécuriser les zones frontalières et permettre la poursuite des activités économiques. Sur le front agricole, les voyants sont au vert. Le sud du pays est en pleine saison des pluies. Les semis de maïs, de riz, de niébé et de manioc profitent de sols bien humidifiés. Dans le nord, les premières précipitations, bien qu’irrégulières, permettent aux producteurs d’avancer dans la préparation des sols et les labours.

Le gouvernement accompagne cette dynamique. Distribution de semences et d’engrais, conseil technique aux producteurs, amélioration de l’accès au financement rural : tous les leviers sont actionnés pour garantir une campagne productive. La situation togolaise contraste avec celle de ses voisins sahéliens. La vigilance reste de mise dans les zones frontalières. Mais le Togo avance. Avec des fondamentaux solides, une politique agricole volontariste et une coordination humanitaire efficace, le pays trace sa route. Loin des récits alarmistes.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page