
Ces dernières semaines, une certaine presse, en citant le Programme alimentaire mondial (PAM) a informé d’un « risque d’insécurité alimentaire aiguë » au cours des prochains mois. L’agence onusienne a officiellement coupé court aux spéculations. Aucune alerte à la famine n’a été émise pour le nord du Togo. Dans une mise au point rendue publique, elle rappelle que les données du Cadre Harmonisé, l’outil régional de référence piloté par le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), ne décrivent pas une situation de crise avérée.
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Le chiffre d’environ 332 000 personnes potentiellement vulnérables entre juin et août 2026 correspond à une projection statistique. Il repose sur l’hypothèse théorique d’une absence totale d’assistance durant la période de soudure. Il ne constitue en aucun cas un constat de terrain. La réalité contredit les scénarios alarmistes. Les productions agricoles nationales dépassent la moyenne des cinq dernières années et s’avèrent largement supérieures à celles de la saison précédente. Les stocks céréaliers, tant institutionnels que ménagers, sont qualifiés de robustes. Le gouvernement togolais a d’ailleurs proposé au PAM de mobiliser plus de 40 000 tonnes de denrées.
Cette abondance se reflète sur les marchés. Les prix des produits de grande consommation tels que le maïs, sorgho, le niébé affichent une baisse significative. L’accalmie sécuritaire favorise également le retour des populations déplacées dans leurs localités d’origine.
Le PURS, colonne vertébrale de la riposte
Les autorités togolaises ne sont pas restées les bras croisés. Le Programme d’urgence pour le renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS) coordonne la réponse. Il combine assistance d’urgence, projets de développement et mécanismes de résilience communautaire. Le PAM apporte un appui technique et logistique pour ajuster les interventions. L’objectif est clair : garantir qu’aucun ménage ne bascule dans la précarité nutritionnelle au cours des trois prochains mois.
Cette mise au point du PAM intervient après la publication d’articles alarmistes ayant attribué à l’agence des alertes qu’elle n’a jamais lancées. Elle rétablit les faits et confirme la solidité du dispositif national de sécurité alimentaire.



