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Francophonie parlementaire : à Lomé, les Président d’Assemblées en quête de solutions pour leurs pays

La capitale togolaise est, depuis ce mercredi, l’épicentre de la réflexion politique francophone. Elle abrite la 17e Conférence des présidents d’Assemblées et de sections de la région Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF). Prévues pour s’achever le 9 avril, ces assises réunissent une douzaine de chefs de Parlements et de Sénats issus de l’espace francophone du continent, parmi lesquels les représentants du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Cameroun, du Gabon, de la République démocratique du Congo et du pays hôte. Le président de l’Assemblée nationale togolaise, le Professeur Komi Selom Klassou, a à cet effet ouvert dans une atmosphère solennelle les travaux aux côtés d’Hilarion Etong, Président de l’APF. Durant ces deux jours, les débats s’articuleront autour des enjeux cruciaux de sécurité, d’économie et de transition numérique, avec une ambition clairement affichée : hisser les institutions parlementaires africaines au rang d’acteurs majeurs dans l’accompagnement des mutations du continent.

Dans son allocution, Komi Selom Klassou a rappelé le rôle pivot des élus dans un monde en perpétuelle recomposition. « Les parlements occupent une place centrale face à ces enjeux. En tant que représentants des peuples, nous avons la responsabilité d’anticiper les mutations de notre temps, d’élaborer des lois adaptées aux réalités contemporaines et de veiller à ce que les politiques publiques répondent effectivement aux attentes de nos concitoyens », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité vitale de la coopération au sein de l’APF. Cette conférence se veut également un creuset de dialogue et de solidarité active. Elle offre une plateforme privilégiée pour le renforcement des capacités institutionnelles et le partage d’expériences, tout en réaffirmant les valeurs cardinales de la démocratie, de l’État de droit et de la paix.

Prenant la parole, Hilarion Etong a tenu à rappeler l’importance stratégique de ce rendez-vous : « Cette conférence n’est pas une simple réunion institutionnelle. C’est un acte solide, un moment pour adapter nos actions aux réalités du monde et renforcer nos capacités d’influence. » Le choix du Togo pour arbitrer cette 17e édition n’est pas anodin. Membre fondateur de l’APF depuis 1967, le pays se voit ainsi reconnaître son engagement indéfectible en faveur du dialogue concerté et de la recherche de solutions pacifiques. Lomé confirme par là même son rôle de premier plan dans la promotion de la coopération interparlementaire, de la stabilité régionale et de la consolidation des acquis démocratiques en Afrique de l’Ouest et au-delà.

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