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Brazaville : Le Président de la République togolaise à l’investiture de Denis Sassou N’Guesso

On l’avait annoncé effacé. On le découvre à Brazzaville. Le Président de la République togolaise, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, est arrivé ce mercredi 15 avril 2026 dans la capitale congolaise pour assister à l’investiture de Denis Sassou N’Guesso, réélu le 15 mars dernier pour un nouveau quinquennat. Première sortie officielle hors du territoire national. Premier signal. À sa descente d’avion, le chef de l’État a été accueilli par les autorités congolaises dans un cérémonial mêlant solennité et cordialité, à la mesure des liens historiques qui unissent Lomé et Brazzaville. La cérémonie de prestation de serment se tiendra ce jeudi 16 avril en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement.

Ce déplacement n’est pas anodin. Depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 6 mai 2024, qui a institué la Vᵉ République, certains commentaires ont voulu réduire le rôle du Président de la République à celui d’un figurant protocolaire. La réalité constitutionnelle est plus subtile, et Brazzaville en offre l’illustration. Le texte fondamental est clair : le Président de la République est « le chef de l’État » et « le symbole de l’unité nationale », dispose l’article 40. À ce titre, l’article 42 lui confie expressément l’accréditation des ambassadeurs, la réception des envoyés étrangers et la remise des décorations de la République. Ce qui est le cas et très récemment en mars dernier l’accréditation des ambassadeurs du Danemark, du Libéria, de la Palestine, de l’Iran, du Burkina Faso, de l’Autriche et du Congo où il s’est rendu. Une fonction d’incarnation, distincte mais complémentaire de celle du chef du gouvernement.

En se rendant donc à Brazzaville pour représenter le Togo aux côtés de ses pairs africains, le Président Savi de Tové exerce précisément cette magistrature d’influence que le constituant a voulu préserver. Loin des polémiques, la diplomatie des sommets rappelle que sous la Vᵉ République, l’exécutif se conjugue à deux têtes, sans que l’une ne soit l’ombre de l’autre.

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