
Les chiffres traduisent une avancée réelle. Hier mercredi 21 octobre 2026, le Professeur Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, a reçu en audience le Dr Christian Mouala, représentant de l’ONUSIDA pour le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Au cœur des échanges, l’état de la coopération entre Lomé et l’institution onusienne, mais surtout les progrès enregistrés par le pays dans la lutte contre la pandémie.
Le tableau dressé par le représentant de l’ONUSIDA est porteur d’espoir. Environ 94 % des personnes vivant avec le VIH au Togo connaissent leur statut sérologique. Parmi elles, 93 % sont sous traitement. Mieux, 85 % ont atteint la suppression virale. Ces indicateurs confirment que la stratégie nationale de dépistage et de prise en charge porte ses fruits, rapprochant le pays des objectifs mondiaux de fin de pandémie.
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Si les résultats globaux sont bons, la vigilance reste de mise. Les discussions ont mis en lumière les zones d’ombre qui subsistent. La prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant demeure un défi majeur. Les autorités sanitaires doivent redoubler d’efforts pour protéger les nouveau-nés et accompagner les mères séropositives.
L’autre point de préoccupation reste la jeunesse. Les actions en faveur des 15-24 ans nécessitent un renforcement. Cette tranche d’âge, particulièrement vulnérable, doit être la cible de campagnes de sensibilisation plus adaptées et plus percutantes. Le Dr Mouala a d’ailleurs salué l’engagement du Togo sur la scène internationale, notamment sa participation aux discussions ayant mené à la déclaration politique de juin 2026, et son soutien à la position commune africaine.
Les parlementaires appelés à la rescousse
La réussite de cette lutte passe inévitablement par le pouvoir législatif. Le représentant de l’ONUSIDA a insisté sur le rôle névralgique des députés. Leur mission dépasse le simple cadre du vote des lois. Il s’agit pour eux de porter le plaidoyer sur le terrain, d’orienter les stratégies et de garantir les budgets nécessaires à la santé publique.
L’institution onusienne souhaite d’ailleurs renforcer les capacités des parlementaires sur les questions liées au VIH. Cette montée en compétences permettrait aux élus de mieux appréhender les enjeux et de voter des textes plus efficaces. À l’issue de la rencontre, le Dr Christian Mouala s’est dit impressionné par la teneur des débats. « Je suis vraiment surpris de la qualité des discussions et de l’engagement des parlementaires », a-t-il déclaré.
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Cette audience ouvre la voie à une collaboration plus étroite entre l’Assemblée nationale et l’ONUSIDA. En associant l’expertise des agences onusiennes à la force de frappe des élus, le Togo entend accélérer sa marche vers l’objectif ambitieux de mettre fin au VIH/Sida d’ici à 2030. Le Parlement se positionne ainsi comme un acteur clé de cette ultime ligne droite.



