En fin de semaine dernière, les services du Fonds Monétaire International (FMI) sont parvenus à un nouvel accord financier avec le Togo. Il concerne une nouvelle Facilité élargie de crédit (FEC) assortie d’une enveloppe de 390 millions de dollars sur une période de 42 mois.
Ce nouveau financement va aider le pays à répondre aux besoins urgents en matière de dépenses liées à des préoccupations sécuritaires, à la préservation de la stabilité et à l’inclusion financière et sociale. Un plan d’aide qui n’est que la résultante d’une mission à Lomé d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) du 29 novembre au 08 décembre dernier.
Le FMI considère que le programme économique du Togo vise à préserver la stabilité économique et à renforcer la viabilité de la dette tout en jetant les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive. L’enjeu de cette mission était donc d’évaluer les développements économiques récents du pays et de discuter avec les autorités du soutien que pourrait apporter l’institution aux différentes politiques et réformes portées par l’exécutif togolais.
« Les autorités mettront en œuvre diverses réformes structurelles pour soutenir la stratégie budgétaire et renforcer le potentiel de croissance du pays. Il s’agit notamment de réformes visant à élargir l’assiette fiscale et à améliorer l’efficacité du recouvrement des impôts. Les autorités sont déterminées à continuer par améliorer le climat des affaires pour stimuler l’investissement et la création d’emplois, notamment grâce à la numérisation des services publics », a déclaré Hans Weisfeld, chef de la délégation du FMI qui était à Lomé.
Pour consolider ses acquis économiques, la plus grande coopérative monétaire du monde qu’est le FMI, considère que le Togo doit continuer par faire des réformes clés. Il s’agit entre autres de garantir une réduction du déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2025 tout en protégeant les dépenses susceptibles de soutenir la croissance et de renforcer l’inclusion économique.
La mobilisation des ressources intérieures d’un ambitieux taux de 0,5 % du PIB par an, la rationalisation des dépenses publiques, le renforcement de la protection sociale, notamment les transferts monétaires sur la base de la création d’un registre social unique et d’une plateforme d’identification biométrique, font partie intégrante de ce nouveau plan d’aide.


















