Florence Y. Kouigan, ministre de la communication et des médias, porte-parole du Gouvernement, en est tout enthousiaste, le budget de loi des finances 2024 passe « pour la première fois le cap des 2.000 milliards de francs CFA (…) avec une priorité toujours affichée pour le financement des secteurs sociaux, la satisfaction des besoins des populations et le soutien aux couches vulnérables de notre société ».
Réuni en conseil des ministres hier jeudi, le gouvernement a adopté le budget de l’État pour l’année 2024. Il est projeté à 2.166,1 milliards de francs CFA en ressources et en charges, contre 1.975,5 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectificative 2023, soit une hausse de 9,6%. Selon les autorités togolaises, il est élaboré dans un contexte économique international toujours marqué par des incertitudes, des tensions inflationnistes fortes et le durcissement des conditions financières, par suite des mesures de resserrement des politiques monétaires. Il est également tributaire de la menace sécuritaire persistante et de ses conséquences économiques et sociales.
Dans un contexte pareil, l’exécutif togolais mise sur la « poursuite de la mobilisation des recettes, de l’élargissement de l’assiette fiscale et de l’optimisation des dépenses ». Pour ce fait, le projet de loi de finances s’aligne sur les axes stratégiques de la feuille de route gouvernementale. Selon les détails fournis par le conseil des ministres, 669.186.668.000 de francs CFA, soit 48% des ressources sont consacrés à la promotion de l’inclusion et au développement du capital humain. Par ailleurs 30,1% du budget soit 419.363.033.000 de francs CFA, sont dédiés à la transformation économique et 304.451.095.000 de francs CFA, soit 21,9% au renforcement de l’État. Toutefois la mise en œuvre des projets de la feuille de route, faut-il le préciser incorpore, une forte composante digitale.
Par ailleurs puisque les recettes budgétaires augmentent de 6,2% et les dépenses de 3,2% dans le texte à transmettre à l’Assemblée Nationale, il est attendu une forte contribution du secteur privé à travers des mécanismes de financement innovants relevant des partenariats public-privé, notamment ceux de la finance verte. Un accent doit être, dès lors, mis comme l’année dernière sur « le respect de la discipline budgétaire, le renforcement du contrôle a priori et le suivi de la capacité d’absorption des crédits liés à l’investissement », tout en poursuivant la mise en œuvre des réformes structurelles visant à conforter la stabilité du cadre macro-économique.
Le Chef de l’État a également instruit de poursuivre les actions de lutte contre la flambée des prix, en vue de renforcer la résilience des populations, et de maintenir le cap sur la consolidation des bonnes performances du secteur agricole, notamment en matière de production vivrière et céréalière, ce en soutien à la maîtrise de l’inflation.


















