
Entre Lomé et Pékin, le dynamisme de la coopération est sans cesse renouvelé. En fin de semaine dernière, une délégation d’investisseurs et de chefs d’entreprises chinois était reçue à Lomé pour peaufiner les contours d’un projet d’envergure : la création d’un parc industriel dans la région de la Kara. Ce projet, qui s’inscrit dans le sillage direct des engagements pris lors du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) de 2024, vise à hisser la coopération bilatérale à un niveau supérieur. Lors de cette séance de travail présidée par la Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, les ambitions des deux parties ont été clairement affichées. La partie chinoise entend investir dans des secteurs essentiels pour le développement du pays : agro-industrie, énergies renouvelables, assemblage de machines agricoles et production de matériaux électriques. Pour le Togo, l’objectif est tout aussi structurant. « La nôtre l’est tout autant : accélérer l’industrialisation du pays, créer des emplois qualifiés et transformer localement la richesse produite sur notre territoire », a ainsi rappelé Sandra Johnson, représentant le Président du Conseil.

Ce futur pôle économique, qui viendra compléter l’offre du Parc industriel d’Adétikopé (PIA), est conçu comme un levier supplémentaire pour valoriser les ressources locales et générer une croissance inclusive. « Cette rencontre s’inscrit dans la continuité, et constitue l’une des retombées directes, du dernier FOCAC, au cours duquel le Président du Conseil a conduit une diplomatie économique active qui a permis de porter la coopération avec la Chine à son niveau le plus élevé : le niveau stratégique », a souligné la Secrétaire générale. Une manière de réaffirmer que la relation avec Pékin est désormais ancrée dans une vision de long terme et des projets tangibles. La concrétisation de ce parc se fera par la signature prochaine d’un accord de partenariat entre les deux gouvernements. Les autorités togolaises ont garanti leur engagement total à accompagner les investisseurs. « Au nom du Président du Conseil, j’ai réaffirmé la pleine disponibilité des autorités à les accompagner, avec rigueur, transparence et sens du résultat », a assuré Sandra Johnson, insistant sur l’importance de créer un environnement de confiance pour les affaires.

Cette initiative chinoise s’articule parfaitement avec la feuille de route industrielle du Togo. Elle intervient en effet peu après la signature d’un accord avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) pour un Programme de Partenariat Pays (2026-2030), centré sur les chaînes de valeur agro-industrielles. Cette convergence entre partenaires multilatéraux et bilatéraux démontre la cohérence de la stratégie togolaise et renforce l’attractivité du pays. En définitive, le projet de Kara est bien plus qu’une simple zone d’activités. Il symbolise l’entrée du Togo dans une ère de diversification économique et de transformation profonde, soutenue par des alliances internationales solides. Il matérialise la promesse d’une industrialisation créatrice d’emplois et de valeur ajoutée, essentielle pour l’avenir du pays et le bien-être de sa population.


















