Alors que plus de 97% d’entre eux ne sont nullement couverts par une assurance agricole, les producteurs africains ont du mal à faire face aux conséquences des phénomènes climatiques extrêmes tels que la sécheresse, les inondations et les insectes ravageurs. Sans une police d’assurance liée au risque climatique, la sécurité alimentaire est fortement menacée.
Depuis quelques années, les agriculteurs togolais sont épargnés. L’exécutif sous le leadership du Président de la République, Faure Gnassingbé a souscrit à une police d’assurance afin de les protéger de la production à la récolte. Jusqu’en 2022, ils ont été 66,4% à être couverts. En effet, l’agriculture contribue à 40% du PIB et emploie activement 65% de la population togolaise.
Pour la campagne agricole 2023-2024, l’État a souscrit à une assurance souveraine auprès de la mutuelle panafricaine de gestion des risques, Africa Risk capacity (ARC). D’un montant de 1000 000 $ US, soit un peu plus de 600 millions FCFA et une subvention de la Banque africaine de développement (BAD) de 500 000 $ US, cette assurance vise selon le Ministère de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural à « améliorer les interventions d’urgence en cas d’événements météorologiques extrêmes et de catastrophes naturelles, telles que la sécheresse, les inondations, les cyclones tropicaux, les épizooties et les invasions de criquets ».
En sus, l’évaluation en cours du risque sécheresse de l’ARC permet l’éligibilité du Togo, par conséquent un autre décaissement cette année.
Comme les années antérieures, l’aboutissement de ce processus avait déjà permis au Togo de souscrire en 2019, 2020, 2021 et 2022 à une police d’assurance contre la sècheresse pour la saison des pluies au nord et la petite saison des pluies au sud avec le versement auprès de l’ARC, des primes respectives de 499 924 $, 500 000 $, 994 625 $ et 1000 000 $ US, avec une subvention de la Banque africaine de développement (BAD) de 500 000 $ US.
« Les conditions pluviométriques étant bonnes sur l’ensemble du territoire national au cours des campagnes agricoles (2019-2020, 2020-2021 et 2021-2022), il n’a pas été noté de sécheresses pouvant provoquer un décaissement auprès de l’ARC assurance », a précisé le ministère de tutelle.
Par contre, pour la campagne agricole 2022-2023, compte tenu des multiples poches de sécheresse enregistrées en début de saison dans le nord du pays avec des impacts négatifs sur les cultures, le Togo a bénéficié d’un décaissement de la part de l’ARC d’un montant de 2 500 000 $ US, soit, 1,5 milliard FCFA. Le nombre de producteurs agricoles dont les champs ont été sévèrement impactés a été estimé à 69 444 dont 59 167 dans la région des Savanes (Kpendjal, Kpendjal-Ouest, Tandjoare, Cinkasse, Tone, Oti, Oti-Sud), 6 233 dans la Kara (Bassar, Dankpen) et 4 044 dans la région Centrale (Mô, Tchamba). L’opération d’assistance des producteurs dont les champs ont été impactés est actuellement en cours avec la Société des Postes du Togo.
















