
L’exécutif togolais hausse le ton sur la qualité du ciment. Il a officiellement introduit, le lundi 16 mars dernier de nouvelles normes. Trois au total. Et elles visent à promouvoir la qualité des produits mis sur le marché national et encourager une concurrence saine entre les acteurs du secteur et à garantir la sécurité des infrastructures. Une offensive qualité destinée à mettre fin à la circulation de produits susceptibles de fragiliser les infrastructures. L’information a été dévoilée aux principaux producteurs et importateurs du pays, lors d’une rencontre tenue à Lomé. Derrière cette initiative, le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la souveraineté économique qui agit via la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) et son bras technique, l’Agence togolaise de normalisation (ATN).

L’ambition est claire : imposer des standards techniques fiables et reconnus à l’ensemble des acteurs. En verrouillant la qualité des matériaux, les autorités entendent non seulement protéger les consommateurs et l’environnement, mais aussi à garantir la sécurité des infrastructures publiques et privées. Selon le ministère ; il s’agit d’encourager une concurrence saine entre les acteurs du secteur, tout en luttant contre « la circulation de produits susceptibles de compromettre la sécurité des infrastructures publiques et privées ». Cette réforme vise également un effet structurel sur le long terme ; réduire les risques liés à l’utilisation de ciments non conformes, renforcer la qualité des constructions et améliorer durablement la sécurité des bâtiments. Un enjeu majeur dans un pays où l’urbanisation s’accélère et nombre de maisons se sont effondrées.

Sur le terrain, ce nouveau cadre réglementaire concerne directement les quatre poids lourds qui se disputent le marché togolais : l’allemand HeidelbergCement à travers sa filiale CimTogo, le burkinabè CIL métal avec la marque Cimco, l’indien WACEM et ses produits Fortia et Diamond ; et enfin le géant nigérian Dangote Cement. Tous devront désormais prouver la conformité de leurs produits aux nouvelles exigences pour continuer à opérer



