Le lundi 16 octobre, devant des Chefs d’État, des ministres de gouvernement, des gestionnaires de fonds souverains, dirigeants du secteur privé et des dirigeants d’organisations internationales, le discours de Faure GNASSINGBÉ a séduit plus d’un. Invité vedette du sommet des leaders mondiaux sur l’investissement à Abu Dhabi, à l’initiative de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Chef de l’État togolais a partagé avec ses pairs et interlocuteurs du monde des affaires, sa vision de l’exemple d’un Etat à la fois en paix et moderne mais dont la transformation structurelle et la croissance permettent de relever les variables du développement durable et la consolidation de la résilience des populations.

Sous le thème « Investir dans le développement durable », le forum s’aligne stratégiquement sur les prochains pourparlers mondiaux sur le changement climatique de la COP28. Un volet spécifique du forum est consacré à l’occasion à l’avancement du financement et de l’investissement. Intervenant sur l’un des panels aux côtés de ses pairs, du Timor-Leste, le Président José Ramos-Horta, du Kirghizstan, le Président du cabinet ministériel Akylbek Zhaparov, ou encore de la Secrétaire Générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan, et de la Directrice Générale de la Fédération mondiale des bourses, Nandini Sukumar, le Président de la République Togolaise a relevé et discuté des défis émergents auxquels font face les économies nationales à divers niveaux. Dès lors, pour à la fois accélérer la transition énergétique, améliorer la qualité et l’accès à des soins de santé, favoriser l’inclusion sociale, renforcer la production et garantir la distribution afin de lutter contre les inégalités tout en promouvant des emplois décents, seule la solution d’un État stratège s’impose selon le dirigeant togolais.

Un Etat stratège est un État dont le rôle est d’assurer la réalisation des investissements à travers le partenariat public-privé. « Le cœur de mon propos aujourd’hui concerne à moyen terme le rôle de l’Etat que j’appellerai stratège. C’est le travail de fond sur le rôle de l’Etat qui, à l’horizon 2030, nous permettra de pleinement réaliser les ambitions d’investissement et par des partenariats public-privé » a expliqué le Chef de l’Etat. Selon lui, le partenariat public-privé peut aider les pays à relever le défi de la diversification des économies et le financement des infrastructures, à condition d’être accompagné par le cadre adéquat et selon des contrats équitables. Ce qui a d’ailleurs inspiré et guidé le Togo à mettre en place la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, un fil conducteur mais aussi une banque de projets porteurs pour les investisseurs.
Et les résultats sont bien plus que significatifs ainsi que les progrès. « Cette vision a permis l’avènement d’un partenariat fructueux avec le secteur privé pour le développement d’une plateforme industrielle dans la banlieue nord de Lomé, la capitale ». Faisant ainsi référence à la plateforme industrielle d’Adétikopé, Faure Gnassingbé note qu’elle a contribué à la réalisation des projets prioritaires dans les secteurs de l’énergie avec la création des centrales solaires et bien d’autres projets d’envergure. Des réalisations qui n’auraient pas été effectives sans un climat de paix et de stabilité, auquel le Togo est attaché depuis des années. C’est donc à raison qu’en plus du rôle que l’Etat doit jouer pour la mobilisation des investissements durables, le chef de l’Etat a insisté sur les mécanismes de renforcement de la stabilité dans les pays en voie de développement.
















