Le Togo a inauguré hier mercredi deux unités industrielles stratégiques sur la Plateforme d’Adétikopé (PIA). Portées par FHC Médica (pharmaceutique) et NutriSource (agrochimie), ces infrastructures visent à renforcer l’autonomie sanitaire et agricole du pays. Une cérémonie présidée par la Première ministre Victoire Tomégah-Dogbé, en présence de la ministre de l’Investissement Manuella Santos.

FHC Médica, installée sur 7 000 m², emploie déjà 100 jeunes Togolais. Avec une capacité annuelle de 750 millions de comprimés, 150 millions de gélules et 30 millions de sirops, l’usine fournira des médicaments génériques à bas coût. Objectif : approvisionner le marché local et les pays voisins, selon les dirigeants. NutriSource, soutenue par l’entreprise dubaiote Fertistream, cible la production de 200 000 tonnes d’engrais par an. Dotée d’un stockage de 60 000 tonnes, l’usine promet des formules adaptées aux sols africains. Un projet conçu pour réduire les coûts logistiques et répondre aux spécificités agronomiques togolaises.

« Ces projets illustrent notre volonté d’offrir des solutions concrètes à nos défis économiques : accès à la santé, sécurité alimentaire, emploi », a déclaré Manuella Santos. La Première ministre a salué une « étape clé » dans la création de chaînes de valeur locales autour de secteurs prioritaires. Imane Belhiti, PDG de Fertistream, justifie le choix du Togo : « C’est notre premier investissement en Afrique. Nous croyons au potentiel du pays et de la sous-région. » Un engagement qui renforce l’attractivité de la PIA, présentée comme un hub industriel ouest-africain.

Ces inaugurations, intervenues lors des 65 ans d’indépendance du Togo, s’inscrivent dans le plan gouvernemental d’expansion de la PIA. Une stratégie combinant santé publique, souveraineté agricole et emploi des jeunes, triple défi pour un pays déterminé à industrialiser son économie.
















