
Les échanges commerciaux entre le Togo et le reste du monde ont poursuivi leur progression au troisième trimestre 2025.
Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), les importations globales du pays ont atteint 504,9 milliards de francs CFA sur la période, soit une hausse de 10,9 % en valeur par rapport à l’année précédente. Cette progression s’accompagne d’un volume total de marchandises importées de 1,59 million de tonnes, reflet du rôle stratégique du Port autonome de Lomé comme plateforme d’entrée pour la sous-région. Une partie significative de ces flux est d’ailleurs destinée à la réexportation vers les pays de l’UEMOA et du golfe de Guinée.
Le pétrole, premier poste de dépense
La structure des importations confirme la forte dépendance du pays aux produits énergétiques. Les huiles de pétrole et produits assimilés arrivent en tête des achats avec 89,9 milliards de francs CFA. Viennent ensuite les véhicules (19,9 milliards), les médicaments (18 milliards) et l’huile de palme raffinée (16,1 milliards). Malgré l’intensité des flux commerciaux, la balance commerciale togolaise demeure structurellement déficitaire. Sur la période, le solde négatif s’établit à 255,8 milliards de francs CFA. Les partenaires asiatiques confortent leur position dominante dans les approvisionnements du pays. Ils représentent à eux seuls 64 % des importations totales du troisième trimestre 2025.
La Chine caracole en tête avec 114,8 milliards de francs CFA de marchandises vendues, soit plus du quart (25,8 %) des achats togolais. La France, deuxième fournisseur, totalise 29,6 milliards de francs CFA (6,6 %), suivie de près par l’Inde avec 27,3 milliards (6,1 %). Au niveau régional, le Nigeria s’impose comme le premier partenaire africain du Togo, pesant 5,3 % des importations. Le Japon (3,9 %), l’Arabie saoudite (3,7 %) et la Malaisie (3,7 %) complètent le tableau des principaux pays d’origine des marchandises entrant sur le territoire togolais.



