
Après un trimestre en retrait, le secteur de la microfinance togolaise affiche un net redressement. À fin septembre 2025, l’encours des crédits distribués a repris sa marche en avant, enregistrant une hausse significative de 8,4 milliards de FCFA, soit une croissance de 2,4%. Cette progression marque un retour à la santé après un deuxième trimestre morose, marqué par un repli de 7 milliards (-1,9%). Le rebond des crédits s’inscrit dans une dynamique globale positive, comme en témoignent les dernières données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). En parallèle, la collecte d’épargne affiche une vigueur remarquable. Sur la même période, l’encours des dépôts a progressé de 12,1 milliards de FCFA, représentant une augmentation de 2,7%. Cette performance trimestrielle solide fait suite à une hausse déjà robuste de 11,9 milliards (+2,7%) au trimestre précédent, illustrant une stabilité et une résilience notables de l’épargne collectée, et ce malgré un contexte régional contrasté.

Le Togo, contributeur actif à la croissance de l’UMOA
Cette double croissance place le Togo parmi les moteurs de la dynamique régionale au sein de l’UMOA. Pour les dépôts, le pays se positionne comme un contributeur significatif à la croissance de la zone, se classant derrière le Sénégal et la Côte d’Ivoire, mais devant le Mali et le Niger. À l’échelle de l’union, l’encours total des dépôts atteignait 2 731,6 milliards de FCFA fin septembre 2025, en progression annuelle de 11,1%. Ces chiffres confirment le rôle pivot des institutions de microfinance dans l’inclusion financière au Togo, en facilitant l’accès au crédit et à l’épargne pour les ménages et les très petites entreprises. Toutefois, comme le souligne la BCEAO, les montants moyens par client restent modestes à l’échelle régionale, avec des dépôts et des crédits inférieurs à 140 000 FCFA. Cette reprise encourageante ne doit pas occulter les défis persistants, notamment la gestion du risque crédit. La nécessité d’une vigilance accrue est rappelée par le fait qu’à fin septembre 2025, une institution de microfinance togolaise était placée sous administration provisoire, soulignant l’impératif d’une solidité financière durable pour accompagner la croissance du secteur.















