Le Togo participe activement à la 68e session de la Commission de la condition de la femme ouverte à New York, ce lundi 11 mars 2024, sous le thème « Accélérer la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles en s’attaquant à la pauvreté et en renforçant les institutions et le financement dans une perspective d’égalité entre les hommes et les femmes »
La ministre de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation Adjovi Lolonyo Apédoh- Anakoma, a partagé à cette occasion l’expérience du Togo en matière de promotion des droits de la femme, une expérience reconnue et saluée par la communauté internationale.
Tous les efforts faits par le Togo pour la promotion de la gent féminine ont été mis en exergue.
De l’inclusion sociale et financière à l’équité et l’égalité genre en passant par l’autonomisation de la femme, des actions concrètes ont été initiées par le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé. Ces réalisations sont perceptibles dans plusieurs domaines notamment juridique, économique, leadership et la participation à la prise de décision afin qu’elle puisse apporter sa contribution au développement du Togo. Dans le domaine juridique, le Togo a adopté et révisé des textes pour prendre en compte les besoins spécifiques des femmes et des filles. Il s’agit notamment de la révision du code des personnes et de la famille qui prend désormais en compte les questions relatives à la reconnaissance de la contribution non monétaire de la femme dans le ménage lors de la dissolution du mariage. Avec le nouveau code pénal de 2022, le viol, le harcèlement sexuel, les discriminations et les violences à l’égard des femmes sont punis. Désormais, le code foncier et domanial de 2018 assure l’égalité de droit entre les deux (2) sexes.
Pour ce qui est du code du travail, la protection de l’emploi de la femme salariée pendant la période de la grossesse, de l’accouchement, du congé de maternité et de l’allaitement a été renforcée pour lui permettre de bénéficier de la totalité de son salaire pendant les congés de maternité. S’agissant des actions dans le domaine économique, des efforts considérables ont été faits pour faciliter l’accès des femmes et des filles aux crédits avec le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), initié et lancé par le chef de l’Etat en 2014.
En 10 ans de parcours, le mécanisme a permis d’octroyer des crédits à 1 873286 de personnes dont 72% de femmes.
À travers le projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs, 15% de femmes sont accompagnés dans les chaînes de valeurs agricoles. Et 25% des marchés publics sont octroyés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
La mise en place des Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP) où les femmes représentent 42% des producteurs permet de leurs assurer de meilleurs conditions de vie afin de renforcer leur résilience.
Grace au programme de filets sociaux et services de base, 196 463 ménages ont bénéficié des transferts monétaires, dont 185 389 femmes sont des bénéficiaires directes.
Selon le rapport « WOMEN BUSINESS AND THE LAW » de la Banque Mondiale, publié le 04 mars dernier, le Togo est classé premier pays réformateur en Afrique et le 19ème sur le plan mondial. Consécutif d’une progression de 84,4 en 2021 à 97,5 en 2024 en matière de promotion du leadership féminin dans les instances de décisions, dans les entreprises et dans l’entrepreneuriat.
Afin de renforcer ces mesures, le Togo a adhéré au projet régional d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD), dont la mise en œuvre permettra de toucher 159 557 adolescentes âgées de 10 à 24 ans par des actions de scolarisation, d’autonomisation économique et de lutte contre les violences basées sur le genre.
Conformément à la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, ces actions se poursuivent pour la promotion de l’égalité et de l’équité des genres et la lutte contre la pauvreté.


















