
Vendredi dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique a rendu public les noms des candidats au poste de l’organisation au niveau régional. Parmi eux, un visage émerge, porteur d’espoir et d’expérience, l’ancien ministre de la santé, Prof Moustafa Mijiyawa. Il est proposé par son pays, aux côtés de quatre autres candidatures pour l’élection prévue le 18 mai 2025 à Genève, lors de la deuxième session extraordinaire du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique.
Moustafa Mijiyawa n’est pas un novice dans le domaine de la santé. Avec plus de trente ans de carrière comme rhumatologue, il a marqué de son empreinte aussi bien le Togo que la scène internationale. Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de 2015 à 2024, il a su allier expertise médicale et vision stratégique, faisant de lui un candidat de poids pour ce rôle crucial.
Son parcours est une mosaïque de réalisations : de la direction de l’École nationale des auxiliaires médicaux (ENAM) de Lomé pendant près de vingt ans à la coordination du programme de résidence en rhumatologie à l’Université de Lomé, en passant par des contributions majeures dans l’éducation médicale, la physiothérapie et l’innovation dans les prothèses et orthèses. Enseignant-chercheur passionné, il a formé des générations de professionnels de santé, tout en œuvrant pour une médecine plus accessible et plus humaine.
S’il est élu, Mijiyawa aura pour mission de redéfinir les priorités sanitaires du continent. Il devra piloter des initiatives ambitieuses pour prévenir les maladies, renforcer les systèmes de santé et répondre aux urgences, qu’il s’agisse d’épidémies ou de crises humanitaires. Son rôle consistera également à fédérer les efforts des États membres, des agences partenaires et des ONG, tout en veillant à l’amélioration des infrastructures et à la formation du personnel médical.
Dans un contexte où le continent se prépare à tourner une nouvelle page de son histoire sanitaire, Moustafa Mijiyawa incarne peut-être le chapitre tant attendu : celui d’un leadership éclairé, ancré dans l’expérience et tourné vers l’avenir. Le 18 mai 2025, à Genève, le continent retiendra son souffle, espérant voir en lui le pilote d’une santé africaine plus résiliente et plus juste.



