
Trois ans après la Tunisie, le Japon et ses partenaires africains dont le Togo vont se retrouver dès demain à Yokohama pour le coup d’envoi de la 9e édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9). Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé prendra part à cette rencontre stratégique aux côtés de dirigeants africains et de leaders japonais du 20 au 22 août 2025. Placée sous le thème « Co-créer des solutions innovantes avec l’Afrique », la rencontre triennale, co-organisée par le Japon, l’ONU et l’Union africaine, cristallise le « pari africain » de Tokyo. Un pari audacieux où le Togo entend jouer un rôle clé parmi les différentes nations conviées à ce sommet.
Au cœur des débats : quatre piliers transversaux dévoilés dans le communiqué officiel diffusé par les autorités togolaises. Les discussions s’articuleront autour du « développement durable piloté par le secteur privé », de l’autonomisation des « jeunes et des femmes », mais aussi de « l’intégration régionale » et du « renforcement de la connectivité à l’intérieur et à l’extérieur de l’Afrique ». Cette plateforme, qualifiée de « haut niveau » par les organisateurs, vise à transformer l’essai des partenariats économiques et sociaux entre le continent et l’archipel nippon.
Le Président du Conseil Gnassingbé saisira l’occasion pour multiplier les « échanges approfondis », tant avec les officiels japonais qu’avec les investisseurs privés sur des sujets d’intérêts communs ». Objectif affiché : mettre en lumière « les opportunités d’investissement et les atouts qu’offre le Togo », des infrastructures numériques à l’agro-industrie, en phase avec les priorités gouvernementales. Une diplomatie économique offensive pour attirer les capitaux nippons vers Lomé.
Si le TICAD9 se veut un incubateur d’idées neuves, le Togo rappelle qu’il incarne déjà cette dynamique : ses « excellentes relations d’amitié et de coopération » avec le Japon se concrétisent par des projets structurants, des grands travaux d’infrastructures à la souveraineté alimentaire en passant par la lutte contre la pauvreté, preuve que le dialogue de Yokohama n’est pas qu’un forum, mais un levier d’action.


















