
Ils sont sortis de prison, mais l’affaire n’est pas terminée. Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et leur collaborateur togolais Fred Vedomey ont obtenu une liberté provisoire, plus d’un mois après leur arrestation dans le nord du Togo. L’information, rapportée mardi soir par plusieurs confrères, a été confirmée ce mercredi matin par leur avocat, Martial Akakpo, auprès de l’AFP.
Arrêtés le 27 juillet alors qu’ils tournaient un épisode de l’émission « Les routes de l’impossible », diffusée sur France Télévisions, les trois hommes sont poursuivis pour « fausses déclarations ». Sebastian Perez Pezzani, malade, avait été le premier libéré fin août, sous contrôle judiciaire, pour suivre des soins à Lomé. Son passeport lui a été confisqué. Les conditions exactes de la libération de ses deux compagnons restent inconnues à ce stade.
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Tout est parti d’un tournage dans le nord du pays, une région marquée par des attaques jihadistes récurrentes. Les autorités affirment avoir relevé « plusieurs irrégularités dans la préparation et l’exécution » de la mission. Au centre de leur attention : l’utilisation d’un drone, dont les caractéristiques n’auraient pas été déclarées au préalable. Une précaution que le gouvernement juge indispensable dans une zone sous tension sécuritaire.
Les trois hommes, eux, contestent les faits. Leur société de production assure qu’ils étaient en règle. Fin août, la justice togolaise affirmait disposer d’« indices graves » à leur encontre. Depuis, la procédure a suivi son cours, jusqu’à cette libération provisoire.
RSF soulagée, mais prudente
Reporters sans frontières (RSF) a réagi dans un communiqué transmis à l’AFP. « Nous exprimons notre soulagement et espérons le retour prochain de Gaël et Sebastian en France auprès de leurs proches après plus d’un mois de privation de liberté », a déclaré Thibaut Bruttin, directeur général de l’organisation.
La liberté est provisoire, pas définitive. Le dossier, lui, reste ouvert. Les prochains jours diront si les restrictions se précisent et si les deux Français pourront regagner leur pays. Pour l’heure, ils sont libres. Mais ils restent dans l’œil de la justice togolaise.



