Aviation civile : Baisse drastique des redevances, le permis d’exploitation passe de 215 à 3,5 millions FCFA

Le Togo veut ouvrir son ciel aux compagnies aériennes, et cela passe par une réduction spectaculaire des coûts. L’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) a révisé ses tarifs, avec des baisses pouvant atteindre 99 % sur certaines prestations.
La délivrance du permis d’exploitation aérienne (PEA ou AOC) passe de 215 millions à 3,5 millions de francs CFA. Son renouvellement, de 108 millions à 1,4 million. L’immatriculation des aéronefs chute de 18,9 millions à 1,75 million. Le renouvellement du certificat de navigabilité, de 18,7 millions à 1,5 million. D’autres réductions, comprises entre 40 et 90 %, concernent les examens et documents du personnel navigant : licences de pilote, de steward, etc.
Attirer, enregistrer, surveiller
Ces baisses visent à abaisser le coût d’accès au marché togolais et à encourager l’installation de nouveaux opérateurs. Elles doivent aussi renforcer les capacités nationales de suivi technique des aéronefs immatriculés au Togo : certificats, licences, surveillance des opérations.
Aviation : Le Togo réduit de plus de 98% les frais d’installation des compagnies
La réforme prolonge les orientations issues de la Convention et exposition africaines du transport aérien, tenue à Lomé en juin 2026. Elle s’inscrit dans la stratégie de positionnement de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma comme hub régional et de développement des activités de maintenance et de formation.
À moyen terme, Lomé y voit un moyen de développer les compétences nationales dans l’aéronautique et de créer des emplois. Le message est simple : le ciel togolais est ouvert, et le ticket d’entrée n’a jamais été aussi bas.



