
L’inflation moyenne annuelle au Togo est passée de 0,1 % en juin à 0,3 % en juillet 2026, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). C’est la première fois depuis décembre 2022 que la tendance baissière est légèrement rompue. Mais le niveau reste confortablement sous le plafond de 3 % fixé par l’UEMOA.
Ce taux est un critère de convergence de premier rang pour la surveillance multilatérale au sein de l’Union. Il contraint les États membres à maîtriser leurs prix pour éviter la dégradation de la monnaie et protéger le pouvoir d’achat. « Dans un contexte international de fortes incertitudes, la maîtrise de l’inflation témoigne de l’efficacité des politiques mises en œuvre par le Gouvernement togolais », souligne-t-on.
Sur un an, les prix de l’énergie ont bondi de 10,2 %, ceux des transports de 5,3 % et ceux du logement-eau-électricité-gaz de 5,8 %. Les produits importés ont augmenté de 2,6 %, contre 1,2 % pour les produits locaux. Sur le seul mois de juillet, l’Indice harmonisé des prix à la consommation s’est établi à 106,7 points, en hausse de 0,5 %. Les produits frais restent sous tension : tomates rondes importées +59 %, poivron frais +51,5 %, igname +30,7 %, courses en taxi-moto +5,7 %.
À côté de ces hausses, de nombreux produits ont vu leur prix reculer en moyenne annuelle. Le piment rouge sec a chuté de 33,9 %, le maïs blanc de 29,3 %, l’oignon frais de 27,5 %, le riz local de 11,7 % et le riz importé de 10,1 %. Les tubercules et fruits suivent la même tendance : manioc frais -12,3 %, patate douce -14,7 %, avocat -14,1 %, orange -14,6 %, ananas -10,4 %. En face, le bois de chauffe a flambé de 93,9 % et l’huile de palme traditionnelle de 45,5 %.
Togo : L’inflation contenue à 0,1 % en juin, des tensions sur l’alimentaire et l’énergie
Le Togo garde le cap communautaire. Mais le panier, lui, continue de bouger. À la hausse sur l’énergie et le frais. À la baisse sur les céréales et les produits de base. Un équilibre fragile, surveillé de près.



