NewsReportages

Projet SWEDD+ : à Blitta, Sandra Johnson lance la distribution de 150 000 kits scolaires aux filles

Blitta-Gare a donné le coup d’envoi. Hier, mercredi 9 septembre, le gouvernement a lancé la deuxième édition de sa campagne de distribution de kits scolaires aux filles. L’objectif affiché : plus de 150 000 bénéficiaires, dans plus de 1 500 localités. Un chiffre qui donne la mesure de l’ambition.

La cérémonie était présidée par Sandra Ablamba Johnson, secrétaire générale de la Présidence du Conseil. À ses côtés, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, et Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo. Beaucoup de monde autour de ces kits. Et pour cause.L’an dernier, 101 334 filles avaient été touchées, dans 750 localités. Cette fois, on change de dimension. Le dispositif s’étend au primaire et au secondaire public, avec une attention particulière aux zones fragiles. Objectif simple, mais exigeant : que les filles restent à l’école. Et qu’elles y réussissent.

« Éduquer une fille, c’est éduquer toute une nation »

Le ministre de l’Éducation l’a dit avec ses mots : une fille maintenue à l’école, c’est une famille sécurisée, une communauté renforcée, un capital humain préservé. Sandra Ablamba Johnson a choisi une formule qui résume tout : « Éduquer une fille, c’est éduquer toute une nation. Éduquer une fille, c’est éduquer toute une communauté. Donner à une fille la chance d’aller à l’école, d’y apprendre, de réussir et de rêver grand, c’est préparer l’avenir de notre pays. »

Lire aussi : Projet SWEDD+ : Plus de 150 000 kits scolaires pour les filles pour la rentrée scolaire 2026

Rien de tout cela ne serait possible sans le Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+). La Banque mondiale y consacre 62,5 millions de dollars pour le Togo, sur un financement régional de 365 millions. L’UNFPA accompagne le projet.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les filles affichent un taux net de scolarisation de 98,54 %, contre 87 % pour les garçons. Leur taux d’achèvement : 90 %, contre 87,19 %. Ce n’est pas un hasard. C’est le fruit de plusieurs années d’efforts. Le SWEDD+ s’inscrit dans cette dynamique, en soutenant les filles là où les besoins sont les plus criants.Cette année, le dispositif innove. Les meilleures filles aux examens du CEPD, du BEPC et du BAC recevront un set fabriqué au Togo, à partir de matières recyclées, avec une plaque solaire et une lampe d’éclairage. L’excellence récompensée, la production locale valorisée. Un signal envoyé à toutes : l’effort paie.

Mais le SWEDD+ ne s’arrête pas aux kits. Le projet délivre des actes de naissance, équipe des formations sanitaires en échographes, déploie des cliniques mobiles, propose des formations professionnelles gratuites en couture, coiffure ou broderie via l’« École de la chance ». Il prévoit aussi l’aménagement de maisons de la femme, pensées comme des espaces dédiés à l’entrepreneuriat. Une approche globale, qui ne se contente pas de distribuer des fournitures.

Cap sur les 1 500 localités

Blitta a donné le signal. Les distributions vont suivre, commune après commune, jusqu’aux zones les plus reculées. Le dispositif cible aussi bien les grandes agglomérations que les villages enclavés, avec la même exigence : que chaque fille concernée reçoive son kit.

Derrière chaque kit, il y a une scolarité qui tient bon. Une famille qui respire. Et un pays qui avance, sans laisser les filles au bord du chemin. Le Togo en a fait une priorité. Les chiffres, cette année encore, devraient le confirmer.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page