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Togo : Trois outils pour mobiliser le secteur privé dans la finance climatique

Le Togo veut faire du secteur privé un acteur central de sa stratégie climatique. Le gouvernement a lancé, jeudi 20 août à Lomé, trois instruments destinés à renforcer l’implication des entreprises dans les investissements liés au climat. Une démarche portée dans le cadre du projet « NAP Readiness », financé par le Fonds vert pour le climat et appuyé par la FAO.

Le premier outil est une plateforme numérique nationale d’informations climatiques et d’investissements. Pensée comme un guichet unique, elle doit donner aux entreprises un accès simplifié aux données climatiques, aux mécanismes de financement, aux appels à projets et aux opportunités de partenariats dans la finance verte.Le deuxième est le « Livret vert & climat du secteur privé », conçu pour guider les opérateurs économiques vers les financements disponibles et encourager des modèles d’affaires bas-carbone et résilients. Le troisième est un plan de communication destiné à structurer la diffusion de l’information et à valoriser les bonnes pratiques des entreprises en matière climatique.

Le privé, « acteur incontournable »

Pour le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, l’équation est simple : « Le secteur privé constitue un acteur incontournable dans la lutte contre les changements climatiques. Il est tout à la fois une source d’innovation technologique, un vecteur essentiel de mobilisation des investissements et un puissant levier de création d’emplois verts et décents pour notre jeunesse. »

Il n’a pas caché la conviction du gouvernement : « Aucune stratégie climatique nationale, aussi ambitieuse soit-elle, ne saurait produire les résultats escomptés sans l’implication pleine et entière de ce secteur. »

Résilience climatique : Le Fonds Vert pour le Climat financera le Togo de 17 milliards FCFA

L’urgence est réelle. Le Togo subit déjà les effets du dérèglement climatique : perturbations des pluies, inondations, érosion côtière, baisse des rendements agricoles. Des phénomènes qui frappent en priorité l’agriculture, la pêche et les activités productives locales. Avec ces trois outils, Lomé espère transformer les entreprises en partenaires de la résilience nationale. La plateforme est lancée, le livret est prêt, la communication est structurée. Reste aux opérateurs à s’en emparer.

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