
Quatre mois après sa précédente visite, Faure Gnassingbé est de retour au Kirghizistan. Le Président du Conseil participe ce lundi au 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui s’est ouvert à Bichkek sous le thème : « 25 ans de l’OCS : ensemble pour une paix durable, le développement et la prospérité ».
Le Togo n’est pas un invité parmi d’autres. Avec l’Égypte, il est l’un des deux seuls pays africains conviés à cette rencontre eurasienne. Une configuration qui donne du poids à la présence togolaise et ouvre des espaces de dialogue rares avec des puissances comme la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran ou le Pakistan.
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À Bichkek, les échanges sont structurés autour de plusieurs blocs. Le premier, sécuritaire : lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent, la cybercriminalité. Le second, économique : développement des infrastructures, connectivité régionale, mise en place d’une architecture financière plus indépendante. Deux agendas qui, pour le Togo, se rejoignent. Le pays est concerné par les menaces qui traversent le Sahel. Il est aussi demandeur d’investissements pour son port, ses routes, son hub logistique.
Faure Gnassingbé doit d’ailleurs prendre la parole pour évoquer la situation sécuritaire et humanitaire en Afrique de l’Ouest. Il portera également les initiatives du Togo en faveur de solutions durables. Une manière de rappeler que Lomé n’est pas qu’une escale diplomatique, mais un acteur qui propose.
L’OCS, un club qui pèse et qui s’ouvre
Fondée en 2001, l’OCS a changé d’échelle. Elle regroupe aujourd’hui dix États membres permanents tels que la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran, le Pakistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, la Biélorussie et s’élargit à des partenaires de dialogue. L’organisation veut incarner un pôle de coopération alternative, notamment sur les questions de sécurité et d’architecture financière. Elle affiche aussi sa volonté de renforcer ses liens avec l’Union africaine.
Le Togo l’a compris. En participant au format SCO+, Lomé se positionne dans la dynamique des coopérations Sud-Sud. C’est une diplomatie de diversification, discrète mais méthodique. Le port de Lomé, porte d’entrée sur le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, en est l’argument économique. La stabilité du pays, l’argument politique. Le sommet se poursuit jusqu’au 1ᵉʳ septembre. Et pour Lomé , l’essentiel est d’être à la table, plutôt qu’à la marge.



